Korhogo : les élèves préparés pour être des ‘’soldats’’ de la lutte contre les mutilations génitales féminines #Excision

Korhogo : les élèves préparés pour être des ‘’soldats’’ de la lutte contre les mutilations génitales féminines #Excision

14-02-2019 (femmeinfos.ci) Endiguer le fléau et même l’éradiquer via l’implication des élèves en leur inculquant les causes et les conséquences des mutilations génitales féminines. Telle est la volonté affichée de la direction régionale de l’éducation nationale, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.

« Ces élèves qui seront les adultes de demain, doivent être imprégnés des méfaits de cette pratique néfaste et devenir ainsi, des défenseurs aguerris contre les Mgf et l’excision. Ensuite, la pratique persiste en dépit des efforts consentis avec des conséquences nombreuses et variées en termes sanitaires et psychologiques », a fait savoir Koffi Kobenan Yacinte, directeur régional de l’éducation nationale, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.

D’où, le thème de la conférence ‘’Conséquences des M.G.F sur la Vie Sexuelle des Femmes’’, prononcée par Dr Sékongo Alain du Centre régional de la mutualité et des œuvres sociales en milieu scolaire (Cremos), dans la salle polyvalente du Lycée Felix Houphouët-Boigny, l’un des plus grands établissements scolaires, en effectif,  de la ville et ce, en présence des autorités administratives, coutumières, religieuses et de nombreux élèves issus des différents établissements scolaires de Korhogo.

Pour le responsable régional de l’éducation nationale, Koffi Kobenan Yacinte, l’initiative se justifie, d’autant plus que des chiffres d’études menées par des experts nationaux révèlent, entre autres, que 73,7% des filles/femmes de 15 à 49 ans dans le Nord restent victimes des mutilations génitales féminines.

Une occasion saisie par Coulibaly Zié, proviseur du Lycée Houphouët, pour appeler à une prise de conscience et de responsabilité collective afin de freiner la progression de ce drame humain, qui gangrène la société mais aussi l’école. « Nous avons eu plusieurs cas d’élèves qui, parties pour les congés de février, ont été soumises à l’excision par leurs parents. C’est pourquoi, nous saluons et apprécions ce genre de sensibilisation en direction de ces femmes et hommes de demain », s’est-il réjoui.

Présente à cette cérémonie, la chefferie cantonale n’a pas manqué de souligner la part qu’elle a prise dans le ‘’combat’’ engagé contre ce fléau « Nous avons en mis en mission, les chefs de village pour la sensibilisation. Et, nous constatons le recul du phénomène dans nos villages et hameaux. Les exciseuses sont, de jour en jour, marginalisées. D’ici à quelques années, ça ne sera plus qu’un mauvais et lointain souvenir », prophétise Coulibaly Madouplé, chef de canton adjoint.

Soro Djeneba Tiékoungo, correspondante régionale

 

 

Idrissa Konate

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