Lutte contre la pauvreté : à l’épreuve de la finance islamique

Lutte contre la pauvreté : à l’épreuve de la finance islamique

15-02-2019 (femmeinfos.ci) Mieux appréhender les grands enjeux, les tendances liés aux marchés de capitaux, les innovations bancaires en lien avec la finance islamique mais aussi et surtout, contribuer à sa pénétration à l’intérieur du pays. Tels sont les principaux objectifs d’une conférence à l’initiative d’un cabinet privé, spécialisé dans le domaine, et intitulée ‘’La finance islamique, outil de lutte contre la pauvreté’’.

C’était il y a peu, au centre culturel Womiengnon de Korhogo et ce, en présence des présidents ou responsables de corps de métiers ou d’associations. Une conférence ponctuée par des rencontres sectorielles afin de « recenser tous les problèmes communs à leurs secteurs d’activité et faire des propositions par rapport aux ‘’produits’’ de la finance islamique les mieux adaptés à leur cas », explique Yaya Koné, expert en finance islamique. Il a, ensuite, révélé que 800 institutions de la finance islamique existent dans plus de 80 pays du monde entier, notamment en Amérique, en Europe et en Afrique, pour une enveloppe globale de plus de 2000 milliards Fcfa.

Avec un taux de progression de plus de 15% contre 1 ou 2% pour la finance conventionnelle. Une finance qui est, selon le conférencier, « Une réelle alternative pour le développement et permet de diversifier le champ d’emprunt de nos pays et cela, à moindre coût. Apparue dans les années 70, elle fait la part belle aux Pme et au secteur informel avec d’énormes facilités au contraire des banques classiques. Avec moins de cas de faillite ».

Pour étayer ses propos, il cite le cas de la Côte d’Ivoire qui « En 2015 et 2016 a mobilisé 300 milliards de francs par le truchement de ‘’Soukouk’’ ou emprunts obligataires. Et mieux, beaucoup de grands projets structurants nationaux sont financés à près de 50% par la banque islamique de développement (Bid) à des conditions souples. »

Les amalgames et clichés, ainsi que le fait qu’elle ne soit pas très présente en Afrique, particulièrement en Côte d’Ivoire, font, aux dires du conférencier, que la finance islamique n’est pas perçue dans sa vraie forme.

 

     Soro Djeneba Tiékoungo, correspondante régionale

 

Idrissa Konate

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