Reportage : Elève en classe de 4e, elle s’occupe à vendre des noix de colas pendant ses temps de vacances

Reportage : Elève en classe de 4e, elle s’occupe à vendre des noix de colas pendant ses temps de vacances

29-04-2019 (femmeinfos.ci) Il est 14h ce samedi 27 avril 2019 sur la terrasse du restaurant ‘’Tantie Margot’’ à quelques encablures de la mairie centrale de Yopougon. Le soleil est au rendez-vous et l’ombre d’un gros arbre est un véritable oasis pour les quelques clients qui occupent les tables de l’espace. Ils ne prêtent pas attention aux vendeurs ambulants qui leur présentent de temps à autre leurs marchandises.

L’une d’entre eux, sa cuvette de noix de colas sur la tête, passe de table en table, avant de se retrouver à la table où nous avions pris place une heure avant. « Tonton, y-a colas », s’adresse l’adolescente d’environ 15 ans aux occupants de notre table, interrompant du coup le fil d’une discussion bien engagée.

Celle qui se présente plus tard sous le nom de Traoré Fatim, tient cette audace de sa volonté de devenir entrepreneure, en vue de ne rien attendre de personne pour subvenir à ses petits besoins. En classe de 4e au Lycée De Baz d’Andokoi, elle refuse de s’offrir des temps de loisir avec ses copines du quartier. Ainsi, le temps des vacances de Pâques qui s’achève le lundi 29 avril 2019, la petite a parcouru plusieurs kilogrammes pour écouler ses noix de colas.

Le commerce de la petite Fatim se compose essentiellement de noix de colas ordinaires et de petits colas qui, selon elle, constitue la marchandise phare de ses clients. Le sourire aux lèvres, elle avoue que ses clients se comptent généralement parmi les adultes, dans les cafés ou restaurants et qui disent du bien de cette qualité de colas. « Beaucoup d’entre eux m’encouragent souvent avec des pourboires », se réjouit l’adolescente.

Développant le sens des affaires qu’elle tient de sa mère, commerçante de vivriers au marché d’Andokoi, Traoré Fatim achète chaque jour un kilogramme de petits colas à 6 000 Fcfa, voire 5 500 Fcfa qu’elle parvient à écouler à 10 000 Fcfa au bout de la journée. Le tout accompagné de quelques noix de colas ordinaires. Malgré cette détermination à se faire du bénéfice, la petite commerçante ne se détourne pas pour autant des études.

Elève moyenne à travers ses résultats scolaires, elle veut poursuivre ses études jusqu’au supérieur et obtenir un travail salarié à partir duquel elle pourra constituer un capital important, pour démarrer une affaire plus juteuse. Le faisant, elle entend faire honneur à ses parents, notamment à son père qui assure sa scolarité.

Pour l’heure, elle se contente des bénéfices sur les noix de colas qu’elle partage avec sa mère, à l’origine de son fonds de commerce. Avec la fin des vacances de Pâques, Traoré Fatim compte mettre un bémol à son activité commerciale qu’elle reprendra certainement pendant les grandes vacances.

Sonia Traoré   

Idrissa Konate

ARTICLES SIMILAIRES

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *