Côte d’Ivoire/Soins obstétricaux et néonataux d’urgence : les agents de plusieurs régions sanitaires bénéficient d’une formation à Grand Bassam

Côte d’Ivoire/Soins obstétricaux et néonataux d’urgence : les agents de plusieurs régions sanitaires bénéficient d’une formation à Grand Bassam

17-9-2019 (femmeinfos.ci) A l’initiative du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, à travers le Programme National de la Santé Mère-Enfant (PNSME), avec le soutien technique et financier de l’UNFPA, il s’est le lundi 9 septembre dernier, l’atelier régional de priorisation des formations sanitaires offrant les Soins obstétricaux et néonataux d’urgence (Sonu) des Régions sanitaires du Sud Comoé, Abidjan 1, Grands Ponts, Abidjan 2 et Lôh Djiboua.

Cet atelier qui s’inscrit dans le cadre de la mise en place du réseau des soins obstétricaux et néonataux d’urgence en Côte d’Ivoire, en vue de réduire la mortalité maternelle, à travers le renforcement du réseau Sonu, a été ouvert par le Directeur Général de la Santé, le Professeur Mamadou Samba.

Il vise surtout à apporter un appui au Programme National de la Santé Mère-Enfant dans l’identification, la mise en place et le monitoring des réseaux régionaux de maternités Sonu d’excellence capables de fournir des soins obstétricaux et néonataux d’urgence de qualité en Côte d’Ivoire. De façon spécifique, il s’agit d’abord d’orienter les participants sur l’importance du réseau Sonu comme stratégie de lutte pour améliorer la santé maternelle.

Ensuite, d’orienter l’ensemble des parties prenantes sur l’importance et le potentiel des données en santé publique en général et en particulier des données géo spatiales en lien avec l’accessibilité physique aux formations sanitaires Sonu. Puis, d’utiliser les données disponibles pour identifier le réseau Sonu adéquat et enfin,  de réviser le réseau actuel et proposer une carte sanitaire Sonu par région sanitaire sur la base de critères objectifs de priorisation.

Faut-il le rappeler, le ratio de mortalité maternelle en Côte d’Ivoire reste une préoccupation, malgré les efforts entrepris par les pouvoirs publics. Selon le rapport SDMPR 2017-2018, cette situation est plus récurrente pendant la grossesse, l’accouchement et post partum immédiat. D’autres facteurs comme l’indice synthétique de fécondité élevé (Ndlr : 5 enfants par femme d’après EDS 2012), la prévalence contraceptive de 14,3% selon MICS 2016, les besoins non satisfaits en planification familiale à 30,5%, la fécondité chez les adolescentes de 15 à 19 ans et les jeunes à 124/1000 viennent enfoncer le clou. A ce niveau, Les jeunes  mères  présentent un risque plus élevé de mourir des causes liées à la grossesse et aux accouchements qui les exposent souvent aux fistules obstétricales.

A cela, il faut ajouter les facteurs liés au système de santé et plus particulièrement à la compétence des sages-femmes qui ne font qu’aggraver la situation. D’autant plus que leur formation initiale ne leur permet pas une aisance technique suffisante sur le terrain dans la gestion des situations d’urgence en obstétrique, notamment la maîtrise des procédures comme les accouchements par ventouses.

Sonia Traoré

 

Idrissa Konate

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