Abidjan : les femmes tenancières de bars et boîtes de nuit réclament une aide financière et la réouverture de leurs activités

Abidjan : les femmes tenancières de bars et boîtes de nuit réclament une aide financière et la réouverture de leurs activités

Les femmes propriétaires de bars et boîtes de nuit avec à leur  tête maman DEDE, ont réclamé le mardi 21 juillet 2020 à Yopougon, une aide financière à l’État de Côte-d’Ivoire et l’ouverture de leurs lieux d’activité qui demeurent encore fermés depuis la prise des mesures de rigueur face à la pandémie à coronavirus. Elle a fait savoir que cette décision les a impactées financièrement et physiquement mettant un frein à leur indépendance.

La présidente de section Selmer Yopougon de la plateforme des propriétaires maquis bars et restaurants a exprimé le calvaire des femmes tenancières de bars et boîtes de nuit face au blocage de leurs activités. Selon elle si les boîtes de nuit et bars restent toujours fermés,  cela scandalise leur vie sociale et les conduit dans la précarité et même la misère. A en croire, maman DEDE, aucune femme ne peut être indépendante tant qu’elle ne travaille pas. C’est donc scandaleux pour elle de voir bloqué leurs activités pendant plusieurs mois sans aucune mesure d’accompagnement.

Malgré la lutte de Gnawa Josué, aucune décision d’après elle ne pointe encore à l’horizon quant à la libération de leurs activités  ”cela pourraient  tuer les femmes à petit feu. Imagine, une femme qui emploie plus de dix personnes et achète une tonne de riz par mois avec bon nombre de produits vivriers, de la viande et du poisson sans oublier l’huile et plusieurs d’autres ingrédients, elle fait non seulement bouger le monde des affaires, l’économie mais aussi donne de l’emploi aux personnes et contribue au bien être social.” a t’elle signifié. La patronne des restauratrices pense que l’État doit respecter ses engagements en donnant ce qu’il leur  a promis afin que ces femmes se débrouillent en attendant la réouverture totale des activités ou alors qu’on les laisse continuer à travailler. ”les femmes sont des éducatrices, elles savent que la maladie existe et elles ont toujours été responsables des enfants, des hommes et embellissent le monde même avec la covid-19, elles veulent seulement assumer leur autonomisation et leur indépendance, seulement, il faut libèrer leurs activités et qu’on les laisse travailler, elles respecteront et feront respecter les mesures barrières.” a t elle indiqué.

Mais sa plus grande préoccupation c’est de voir adhérer toutes les femmes au syndicat afin qu’elles soient protégées et soutenues. ” actuellement nous avons des difficultés, parce que nos activités sont fermées mais en nous adhérant massivement au syndicat, la carte d’adhésion  nous permettra d’avoir des prêts bancaires, assurance maladie, protection sociale et bien d’autres atouts liés à la carte d’adhésion” a-t-elle rassuré. Et d’insister : ”C’est vrai que nous voulons notre indépendante mais nous réclamons de l’aide au gouvernement par le fonds d’appui contre covid-19. Il est très important de considérer ce volet. Nous sommes fatiguées et nous voulons notre indépendance financière”.

Hortense Kouame

Kadja

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