Cris de cœur d’une femme au foyer sans enfants: ”Je donne assez d’amour, je reçois peu par les enfants que j’élève»

Cris de cœur d’une femme au foyer sans enfants: ”Je donne assez d’amour, je reçois peu par les enfants que j’élève»

Il arrive dans  le foyer que la vie d’une femme sans enfants est difficile. Sa voix porte peu. Elle se trouve méprisée souvent par son propre époux, les parents de celui-ci, ses amis, et même son entourage. Avec un regard lointain, les femmes sans enfants expriment leur misère au dans le  fyer au micro de femmeinfos. ci

Selon la médecine, plusieurs raisons provoquent la stérilité chez la femme. ”La stérilité est causée par des avortements mal faits, des fausses couches, des malformations d’embrouillons, ou des kystes,  des myomes, des fibromes et bien d’autres maladies d’utérus, de l’ovaire, des trompes bouchées. Tous ces maux, si on ne les traite pas bien bloquent la fécondité d’une femme ou alors c’est dû à la santé du mari, certains maris sont malades mais ne disent pas la vérité à leur conjointe”. Cette situation non seulement afflige la femme mais aussi l’expose à des contraintes dans la société.

Une femme qui se marie sans pouvoir donner vie à un enfant est comme une personne handicapée. Elle est très souvent pointée du doigt l’accusant de toute sorte de Vice.

Les femmes au foyer sans enfants racontent leur calvaire.

Dame Soro K. Plus de 50 ans, dit être dans son foyer depuis sa jeunesse avec un mariage de famille. Depuis lors, elle n’est jamais tombée enceinte et les gens la traitent de tous les noms. Ne pouvant pas répondre aux aspirations de son mari, il était obligé de l’abandonner pour sa coépouse qui lui fait des enfants. ” J’étais toute petite lorsque mon père me mariait à mon propre cousin, je n’ai jamais connu d’autres hommes et je ne suis jamais tombée enceinte. Mes beaux-parents me traitent de sorcière. Tous les enfants de mon mari naissent dans mes mains, je les soigne, je les élève mais dès qu’il y’a un petit bobo on me traite de mauvaise, de steril. Mon mari m’a abandonnée dans le lit très tôt sous prétexte que je ne sers à rien et il ne voulait pas se gaspiller, j’en souffre mais il est trop tard donc je me résigne à l’idée d’être stérile, c’est Dieu qui a voulu” confie-t-elle.

Sany Claude D. 45 ans révolus.

Elle avait un seul enfant hors foyer et depuis qu’elle s’est mariée, elle  n’a plus eu la chance d’avoir des enfants avec son mari. Sa belle-mère et son mari lui font vivre le pire cauchemar de sa vie. ‘‘Avant de venir au foyer j’avais déjà un enfant et mon mari aussi en avait un. Mais je n’arrive plus à tomber enceinte malgré tous les examens, au début mon mari me soutenait lorsque ses parents me maltraitaient, mais avec le temps lui aussi il a commencé à me mépriser au point où il est allé faire 6 enfants dehors avec d’autres femmes. Je suis restée malgré tout au foyer, je me suis dit que si je vais encore me remarier ailleurs ils vont toujours me traiter de la même manière, alors autant m’en résigner, souvent même les mères des enfants de mon mari m’appellent pour me lancer des injures” se lamente-t-elle.

Zoualy T. A. 60 ans, raconte que la vie au foyer sans enfants n’est pas du tout facile. Car, explique-t-elle, malgré les efforts envers les enfants du mari, ils peuvent ne pas être reconnaissants.

”J’ai pris soin des enfants de mon défunt mari, je donne assez d’amour mais j’en reçois très peu par les enfants que j’élève avec mes propres fonds de commerce, mais aujourd’hui beaucoup travaillent dans des grandes entreprises de la place et d’autres sont des fonctionnaires d’État. Quand mon mari est décédé ils m’ont chassée de ma maison, ils ont pris notre champ et se sont  partagés tous nos biens, parce que je n’ai pas d’enfants avec leur père, le comble chacun a fait venir sa mère chez nous pour rester auprès de leurs enfants et moi je suis partie. Même si ces enfants me croisent dans les rues à cause de la honte, ils changent de chemin” explique-t-elle, les larmes aux yeux.

Même si certaines femmes sans enfants sont bien tenues par les enfants de leurs maris ou les enfants de leurs frères et sœurs, ce poids d’angoisse et ce manque d’enfants pèsent toujours. Ce qui  les rend malheureuses. Leur cris de cœur reste le même, c’est la résignation et le fait de s’accepter telles qu’elles sont et vivre heureuses malgré ce vide en elles.

HORTENSE  KOUAME

Kadja

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