Femme active-elle valorise la culture ivoirienne: à la découverte d’une grande restauratrice ivoirienne à Paris, kikis Bio

Femme active-elle valorise la culture ivoirienne: à la découverte d’une grande restauratrice ivoirienne à Paris, kikis Bio

Dévouée et autonome, basée à Paris Joëlle Kakou, kikis Bio est propriétaire d’un restaurant. Elle fait des merveilles avec les plats succulents de chez elle. Valorisation de la culture ivoirienne. Elle encourage les femmes à s’accrocher à leur rêve et surtout à les réaliser en travaillant. C’était dans un entretien accordé à femmeinfos le mardi 18 août 2020, en vacances à son domicile à Abidjan-Yopougon.

 Joëlle Kakou, qui est en réalité maman kikis Bio. Si ce n’est trop demander, parler nous un peu de vous.

Kikis, c’est mon petit nom et comme j’adore utiliser du bio dans toutes mes entreprises, je fais ma cuisine en bio. Je suis une restauratrice internationale et suis à Paris depuis plus de 10 ans. J’exerce mon métier de cuisine à l’aide de produits naturels bio  raison pour laquelle on m’appelle ‘‘Kikis Bio’’.

Pourquoi en France et non pas ici en Côte-d’Ivoire?

J’ai décidé de rester en France dans le but de valoriser les mets africains, précisément ceux de la Côte-d’Ivoire. Nous savons que chez nous en Côte-d’Ivoire, Il y a plus de 30 régions et les mets différent de région en région, nous avons une diversité de cultures dont plusieurs mets, cela m’a permis d’aller dans un autre monde pour pouvoir montrer mon savoir-faire. J’ai d’abord commencé ici à Abidjan dans les boîtes de nuit et bars comme serveuse avant d’aller m’installer à Paris.

 Entant que femme africaine, est-ce-que vous avez la facilité de gérer votre restaurant à Paris, avec la fiscalité ? Vivez-vous un peu le racisme avec les français?

Non pas du tout. D’ailleurs ils adorent nos mets et surtout que je cuisine bien. En ce qui  concerne la fiscalité, si tu es dans les normes, la loi te laisse libre cours de faire toute sorte d’activités pourvu que tu sois à jour et dans la l’égalité. Depuis des années que je suis là-bas je n’ai pas encore eu de problème, c’est une grâce.

Comment faites-vous avec vos organisations ? Et peut-on avoir une idée de votre chiffre d’affaires ?

En Europe nous avons nos organisations  et des plateformes auxquelles je participe activement d’ailleurs, juste pour dire que je suis une grande organisatrice. Je m’organise de sorte à satisfaire mes sœurs et frères qui vivent en France en leur octroyant des emplois. D’autres sont serveuses, certaines cuisinent tandis que d’autres font la plonge. Et je les paye bien. En tout cas moi j’ai eu la chance de réaliser mon métier de rêve en France. Vouloir, c’est pouvoir. Il faut te donner la chance à atteindre tes objectifs.  C’est ce  que j’ai fait et je suis satisfaite.

Quelles sont les actions sociales que vous avez posées ici en Côte-d’Ivoire et quelle est votre vision pour les femmes en matière de la restauration en Côte-d’Ivoire?

Comme actions sociales, j’ai constaté que les femmes de chez moi  surtout les femmes agni aiment bien faire la Couture, beaucoup aiment faire de l’attiéké, j’ai  donc offert des machines à coudre et des broyeuses aux femmes. Dès l’annonce de covid-19, j’ai fait des dons sanitaires et j’envisage encore faire plusieurs d’autres projets pour les femmes en matière de la gastronomie. C’est un métier qui nourrit son homme, j’envisage faire beaucoup de grandes choses ici en Côte d’Ivoire.

 Comment vous est donc venue l’idée de restauration ?

Je suis une femme battante. J’ai commencé en Côte d’Ivoire ici à partir des petites tables à ciel ouvert avec de l’alloco et de l’Attiéké sous un parasol. Ensuite, je suis rentrée dans le showbiz travaillant dans les maquis, restaurants bars et boîtes de nuit. Donc quand je suis arrivée en France, ça été une occasion pour moi de faire mon travail moi-même au lieu d’aller faire des djossis, de petits boulot ici et par là. Et voilà j’ai réussi, je m’en sors très bien.

Que diriez-vous, aux femmes africaines et surtout aux femmes ivoiriennes qui souhaitent emboîter  vos pas pour s’assumer ?

Je leur dirais tout simplement de rester attacher à leur rêve à le réaliser. L’avenir appartient à celui qui croit.  Soyez des femmes battantes et engagées pour votre autonomisation. C’est pourquoi je remercie le journal femmeinfos.ci qui a cru en nous. À travers votre journal pour la femme, nous pouvons montrer notre talent et notre savoir-faire au monde entier. Nous invitons les femmes et surtout les jeunes filles à travailler dur. Le métier de restauration est vraiment passionnant, vous faites des plats à volonté et vous donnez de la bonne saveur aux gens. Avec vos différents mets vous façonnez le monde et la nature est à vos pieds avec les vivriers. Les ressources halieutiques, les ressources animales, et nous boostons l’économie avec le payement de la fiscalité. Beaucoup de projets sont en cours pour aider les jeunes filles à être autonomes partout où elles se trouvent avec leur expérience gastronomique. D’ailleurs dans le prochain numéro nous parlerons de nos projets et nos secrets pour soutenir les femmes à être autonomes.

kikis maman restauratrice Maman kikis Bio merci de nous édifier.

 C’est moi qui remercie votre canard pour la promotion qu’elle nous faite.

Par HORTENSE KOUAME

Femmeinfos.ci

Kadja

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