Côte d’Ivoire : ‘’Illusions assassinées’’, l’appel à l’espoir de Marie Louise Outohouri

Côte d’Ivoire : ‘’Illusions assassinées’’, l’appel à l’espoir de Marie Louise Outohouri

 

C’est un véritable message d’espoir dans une vie qui connait bien souvent des hauts mais aussi des bas d’une ampleur catastrophique. Marie Louise Outohouri a choisi de passer son message dans son tout premier roman : ‘’Illusions assassinées’’.
De 272 pages et 35 chapitres, cet ouvrage a été publié aux éditions NEI-Ceda, au premier trimestre de 2020. La dédicace a eu lieu vendredi dernier, au Plateau, à l’Institut français de Côte d’Ivoire (IFCI). « Ce livre c’est l’histoire de Dagobert Gougnon qui, après avoir longtemps souffert dans son enfance, réussit ses études en Sciences économiques. Sa vie jalonnée de conquêtes féminines. Il n’arrive pas à se stabiliser dans un foyer, renvoyant une à une celles qu’il croyait aimer. Mais avec
 Soraya Soraya la Française, les choses vont tourner au vinaigre. Devenu violent et possessif, il la bat, la séquestre et la viole. Soraya arrivera-t-elle à s’en sortir ? Le parcours de Dagobert nous plonge dans un dialogue de culture et de drame qu’il vit face à l’échec de sa vie sociale, confirme les illusions assassinées des personnages », résume l’auteure.
EXPÉRIENCE LITTÉRAIRE
Même si Marie Louise Outohouri explore pour sa première l’écriture romanesque, elle n’en est pas à sa première expérience littéraire. Elle a écrit en 2013 en l’honneur de son oncle ‘’Zadi Zahourou chez les tous petits’’, une œuvre pour enfant. A en croire l’écrivaine, « ce n’est pas facile d’écrire. J’ai mis 7 ans à finir ce roman. L’inspiration m’est venue de manière divine, on peut dire ». A travers ce livre, elle a voulu « parler aux femmes. Leur demander de ne pas dormir sur leurs lauriers, de ne pas attendre les bras croisés. Il faut travailler, pour être indépendante. Ce livre est un appel à l’espoir, à la vie. J’invite chacun de nous à faire les bons choix. Choix de travail, de vie de couple. Ce sont des choix qui déterminent nos vies et le bonheur qui nous accompagne. Dagobert, à cause de la femme que son père a choisie et celle de son oncle, a souffert dans son enfance. Devenu homme, lui aussi va multiplier les mauvais choix
 de de couple et se retrouver à zéro ». De plus, Marie Louise Outohouri met en lumière certaines réalités quotidiennes.
TÉMOIGNAGE
« Je rencontre souvent des enfants incarcérés à la Maca. Ils se sont retrouvés dans la rue du jour au lendemain par la faute de belles-mères moins indulgentes. Il faut faire les bons choix de vie », exhorte-elle. ‘’Illusions assassinées’’ est aussi un voyage culturel, car dira-t-elle, « c’est une odyssée sur ma terre natale, Soubré. Une terre qui regorge d’un riche patrimoine que je veux promouvoir et partager avec nos jeunes frères ».
Marcel Pulaski

 

 

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