Fraude fiscale : La directrice générale adjointe des Impôts dévoile les pratiques qui nuisent à l’économie

Fraude fiscale : La directrice générale adjointe des Impôts dévoile les pratiques qui nuisent à l’économie
La directrice générale adjointe des Impôts (Dga), M’Bahia Maférima Bamba, a soutenu avec succès sa thèse unique de doctorat en sciences de gestion, option finance. C’était le 28 janvier, à l’Université Alassane Ouattara de Bouaké.
Après avoir passé des heures à défendre sa thèse, M’Bahia Maférima Bamba a obtenu son diplôme avec la mention très honorable et les félicitations du jury. Organisée autour du thème« Traits de personnalité et comportements de fraude fiscale : une approche expérimentale », cette thèse unique de doctorat invite, selon l’impétrante, les uns et les autres à avoir de bonnes habitudes en matière de fiscalité. « La fraude fiscale est une réalité dans le monde entier. Elle prend de l’ampleur chaque année, réduit les recettes fiscales qui contribuent au développement du pays. Quand nous mettons en place des mesures pour lutter contre la fraude, les contribuables les détournent pour frauder. L’administration doit mettre en place un pacte de confiance entre tous les autres partenaires, les contribuables et elle. C’est ensemble qu’on peut trouver une solution pour réduire la fraude », a-t-elle soutenu. Avant d’exprimer sa profonde gratitude au jury qui a évalué sa thèse et l’a accompagnée dans ce travail de réflexion. « Je suis reconnaissante à Dieu de m’avoir donné la force de continuer et d’être ce que je suis aujourd’hui. J’ai soutenu sur le thème de la fraude fiscale. Au terme de mes études à l’Ena (École nationale d’administration) d’où je suis sortie en tant que fiscaliste, je suis nommée administrateur général des services financiers des impôts à la direction générale. Je dédie ce succès à la Première dame, Mme Dominique Ouattara, qui m’a toujours soutenue ; à mon mari qui m’a toujours encouragée. A tous les agents des Impôts, sans oublier ma région et toutes les femmes du Worodougou pour leur soutien et également à tous ceux qui, de près ou de loin, m’ont aidée », a-t-elle dit.
Worou Rosaline Dado, présidente du jury, a, pour sa part, fait savoir que le sujet vient à point nommé, d’autant plus que les économies africaines sont, en partie, purement fiscales, alors que la majorité des populations ne sait pas qu’avec l’économie fiscale, on participe au développement d’un pays. « Il faut amener le citoyen à prendre conscience qu’en payant ses impôts, il participe à la stabilité et au développement de son pays. Dr M’Bahia Bamba a démontré, à travers son travail, qu’il y a des points sur lesquels la direction générale des Impôts doit s’appuyer pour optimiser les recettes fiscales », a-t-elle déclaré. Tout en félicitant le désormais Dr Bamba Maférima pour la qualité de son travail et son engagement à faire avancer son pays dans son domaine de compétence.
Cette thèse était dirigée par Anassé Adja Anassé Augustin, professeur titulaire des sciences de gestion à l’Université Alassane Ouattara.
Marcel Pulaski

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