Côte d’Ivoire: l’AIBEF déterminée à relever le taux national de prévalence contraceptive d’ici à 2020

Côte d’Ivoire: l’AIBEF déterminée à relever le taux national de prévalence contraceptive d’ici à 2020

16-10-2018 (femmeinfos.ci) Au cours d’un atelier tenu dans les locaux de L’AIBEF (Association Ivoirienne pour le Bien-Etre Familial) de Treichville, le mardi 16 octobre 2018, les représentants des médias ont été briefé sur les efforts du gouvernement ivoirien en du relèvement du taux national de prévalence contraceptive.

Pour ce faire, les responsables de cette organisation sont revenus sur plusieurs actions menées depuis 2012, pour répondre efficacement aux besoins non-satisfaits et accroître le recours aux services de planification familiale. Au nombre de celles-ci,  figure en bonne place la dotation d’un Plan Stratégique de Planification Familiale 2012-2016, dont l’objectif est d’augmenter le taux national de prévalence contraceptive  de 14% en 2012 à 36% en 2020.

Dans la foulée, le pays a procédé à la signature d’un Contrat de Désendettement et de Développement (C2D) avec la France en 2012. A la clef, une subvention de 5 milliards Fcfa affectée au financement d’une partie du Plan Stratégique de la Planification Familiale 2012-2016, à travers le Projet d’Intensification de la Politique de Planification Familiale (PIPPF).

Désignée pour piloter cet ambitieux projet, l’AIBEF, a initié plusieurs activités dans les dix districts où elle opère. Il s’agit notamment du renforcement des compétences des prestataires de soins de santé à fournir des services de planification familiale de qualité; la création des causeries de groupe et animations publiques, à la demande des Agents de Santé Communautaires (ASC) formés en CCC/SBC/SRPF et l’offre de services fixes dans les centres du projet qui, pour l’occasion, ont été équipés et dotés d’équipes mobiles pour sillonner les lieux mal desservis.

Dans le cadre du même projet, l’AIBEF a réalisé une analyse situationnelle dans les dix régions pilotes, en vue d’évaluer la capacité de 520 établissements de santé à fournir des services complets de planification familiale. Celle-ci a révélé que seulement 214, soit 41% de ces établissements fournissaient des méthodes de planification familiale à court terme, notamment des contraceptifs oraux et injectables. Elle a permis de ressortir l’insuffisance de prestataires de services. Seulement 159 prestataires sur 1706, soit 9% sont formés pour l’offre des services de planification familiale de qualité. Enfin, cette analyse a révélé un besoin en équipement et matériel pour l’offre de services de planification familiale de qualité.

Pour remédier à cette fâcheuse situation, l’AIBEF a procédé à la formation de 320 Agents de Santé Communautaires en IEC/CCC SR/PF et 877 prestataires de santé, dont 100 médecins, 425 SF, 352 infirmiers en Technologie Contraceptive. Mieux, 300 centres de santé ont été approvisionnés régulièrement en produits contraceptifs. Toutes ces démarches ont permis d’accroître le taux des nouveaux utilisateurs de la planification familiale de plus de 60%, passant de 39.105 en 2013 à 63.079.

Faut-il le rappeler la planification familiale est un moyen qui permet à un individu ou un couple d’avoir le nombre d’enfants qu’il veut et de choisir le moment auquel il veut les avoir tout en espaçant les grossesses d’au moins deux ans. Plusieurs avantages sont liés à la planification familiale. Ainsi, elle permet à la mère de se reposer entre deux grossesses et à l’enfant de survivre avec de bons poids. Au niveau du couple, la planification familiale évite des inquiétudes au couple lors des relations sexuelles.

Sonia Traoré

 

 

Idrissa Konate

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