Opportune Bath (Journaliste et Rédactrice en chef) : « J’encourage mes sœurs au métier de journaliste »

Opportune Bath (Journaliste et Rédactrice en chef) : « J’encourage mes sœurs au métier de journaliste »

Opportune Bath est la rédactrice en chef du journal d’information en ligne lepointsur.com. Dans cette interview, elle explique pourquoi le métier de journaliste doit être également pratiqué par les femmes.

Comment appréhendez-vous le métier de journalisme en tant que femme ?

C’est comme tout autre métier. Métier de professeur, éducateur etc. C’est la même chose. Seulement, il faut savoir s’organiser. Il faut savoir faire les deux. A savoir concilier la vie de foyer et celui de journaliste.

N’y a-t-il pas une distinction entre le journaliste homme qui doit beaucoup voyager, qui doit rentrer tardivement à la maison à cause des contraintes liées au métier etc.?

Non. La preuve en est que, en tant que femme, il  y a des reportages auxquels je participe. Par exemple, l’élection 2020 en Côte d’Ivoire, je suis allée sur le terrain. Parce que c’est cela quand on parle de la notion du genre. La femme doit pouvoir exercer ce métier. Elle doit pouvoir être sur le terrain comme l’homme. Il ne faudrait pas qu’on se limite à des préjugés pour dire qu’il y a un métier qui est réservé aux hommes et un métier qui est réservé aux femmes. Je pense que toute comme l’homme, la femme aussi doit pouvoir être sur le terrain, aller à des reportages, quel que soit le danger qu’elle court.

Il y a quand même des difficultés liées à ce métier relativement à la femme ?

Oui. Il y a des difficultés sur le terrain. Par exemple, tu peux aller rencontrer une personnalité qui peut même te faire des propositions indécentes ou même aller à l’intérieur pour braver des obstacles pour pouvoir avoir de la matière. Mais je pense qu’en tant que femmes, nous devons pouvoir surmonter tous ces obstacles pour être au même niveau que l’homme. Parce qu’il n’est pas écrit que pour ce métier de journaliste, la femme doit être à la maison et ne doit pas faire certains reportages. Je pense que c’est quand même gauche et c’est quand même frustrant qu’on dise qu’il y a des reportages qui sont réservés aux hommes. Je ne pense pas comme ça. Je pense que la femme, à l’image de l’homme, doit pouvoir être sur le terrain. C’est à elle de savoir prendre ses précautions.

Vous êtes rédactrice en chef d’un journal en ligne. Qu’est-ce que cela fait de diriger les hommes en tant que rédactrice en chef ?

C’est maintenant que ça commence à rentrer dans les mœurs. Habituellement on voyait plutôt les hommes comme rédacteur en chef, directeur de publication, Secrétaire de rédaction. Mais depuis qu’on parle de l’émancipation, de la notion du genre, aujourd’hui c’est inévitable. C’est-à-dire qu’on ne peut plus voir aujourd’hui dans une rédaction des hommes seulement assumés les rôles de rédacteur en chef, secrétaire de rédaction, directeur de publication. Il faut donner aussi la chance à la femme. Et c’est un plaisir pour moi de pouvoir diriger les hommes. C’est vrai que par moment, quand tu diriges un homme, il ne l’accepte pas. Mais ça commence à rentrer dans les mœurs. Nous aussi on commence à rentrer dans cette carrure d’homme pour pouvoir les diriger. Et c’est un plaisir pour moi.

Vous avez un message à l’endroit des femmes, qui peut-être, regardent de loin ce métier de journaliste ?

Sincèrement je voudrais encourager la gente féminine à pouvoir embrasser ce métier. Parce que c’est un métier qui nous permet de beaucoup voyager, d’avoir un agenda vraiment fourni, de côtoyer des personnalités. En tout cas, c’est un métier qui a de l’avenir. Et donc, j’encourage mes sœurs, la gente féminine à embrasser également ce métier.

Réalisée par :

Ben Kakou

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