Abidjan-Séminaire de formation: Les femmes invitées à occuper les médias

Abidjan-Séminaire de formation: Les femmes invitées à occuper les médias

Ils étaient une dizaine, les journalistes qui ont pris part au séminaire de formation organisé par l’Institut Panos Afrique de l’ouest (Panos) en partenariat avec l’Ecole supérieure de journalisme, des métiers de l’internet et de la communication (E-jicom) et le Groupement des éditeurs de presse de Côte d’Ivoire (Gepci), le partenaire local. C’était du 12 au 14 novembre 2018, à la salle de l’Association ivoirienne pour le bien-être familial (Aibef), à Treichville.

Les femmes des médias Abidjan

«Journalisme sensible genre/participation politique des femmes», c’est le terme central de cette formation qui avait pour objectif d’amener les journalistes à œuvrer à la participation politique des femmes d’où l’appel : « Femmes, occupez les médias ». Pour que cet objectif soit atteint, Tidiane Sy de E-jicom est revenu sur les bases mêmes du journaliste en marquant des points sur l’élimination des stéréotypes (opinion toute faite réduisant des particularités) et des clichés (phrases toutes faites qu’on utilise à répétition) pour faire du journaliste. Travailler en bannissant tous préjugés liés au stéréotype (les femmes n’aiment pas parler aux médias, les femmes c’est pour la cuisine…) Le formateur est aussi revenu sur les grands genres du journalisme (les grand-reportages et les enquêtes) tout en insistant sur les détails, la vérification de toutes les informations dont le journaliste pourrait disposer avoir accès pendant sa collecte d’informations en se fiant à aucune source : tout doit être vérifié par le journaliste himself de peur de se faire manipuler. Et surtout la précision sur les faits lors de la rédaction. Sy Tiadiane n’était pas

le seul formateur. Mme Léocadie Aboua-Bodjouo, la représentante régionale de Uni Africa a également instruit les hommes et femmes de la presse sur les « freins à la participation politique des femmes et des jeunes filles». Elle est revenue sur le combat pour l’indépendance des femmes depuis l’occident en 1936 (rentrée de la 1ère femme dans le gouvernement français) et son évolution jusqu’à nos jours en Afrique, où quatre (4) femmes ont pu accéder à la magistrature suprême (Libéria, Malawie, Centrafrique et Ethiopie). Elle n’a pas oublié de citer le combat des Ivoiriennes depuis 1946 avec la marche des femmes de Grand-Bassam jusqu’aux 28 femmes que compte l’hémicycle ivoirien en 2018. Mme Aboua-Bodjouo a également révélé qu’en Côte d’Ivoire « 71% des analphabètes sont des femmes selon l’Unesco». Elle a proposé la réécriture des manuels scolaires en éliminant les stéréotypes, présenter plus de modèle de réussites des femmes et des jeunes filles, la formation du leadership…

Aux médias, la représentante régionale de Uni Africa a demandé d’améliorer le pourcentage de visibilité accordé aux femmes, normaliser et valoriser l’image de la femme en général et en politique en particulier. Mme Zamblé Georgette, psychologue et experte en genre sur la participation politique des femmes clarification des concepts de genre a insisté sur l’équité qui va plus loin que la légalité. Parce qu’il faut « réduire les inégalités pour avoir un résultat économique certain». Fatimata Diabaté, présidente des l’association des femmes juriste de Côte d’Ivoire a quant à elle exposé sur « la participation politique des femmes : cadre juridique (national et international) » afin de renforcer le dispositif législatif en faveur des femmes.

MARIE-OLYMPE KOFFI

Kadja

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